Base élève


Communiqué de presse du 17 juin 2008




Base élèves : le ministre annonce à la PEEP qu'il a entendu les doléances de la FCPE





Pour ne pas perdre la face après tant de mois d'obstination, le ministre choisit de s'adresser à la Peep, fédération de parents d'élèves ardente défenseure des projets ministériels, plutôt qu'à ceux qui, comme la FCPE et de nombreuses autres associations, lui ont, à de multiples reprises et depuis très longtemps, demandé la suppression des items dangereux et la sécurisation du logiciel Base élèves.

La FCPE ne peut que se féliciter que cette affaire se termine mais appelle à la vigilance de tous sur le contenu définitif de l'arrêté à paraître.

La FCPE demande que dès à présent les données litigieuses déjà enregistrées soient effacées.

Elle demande que les familles puissent accéder chaque année aux données les concernant.

La FCPE appelle le ministre à l'examen attentif, avec le même esprit, de la base de données Sconet utilisée dans le second degré.



La FCPE reste vigilante afin que les données recueillies sur les élèves et leur famille ne puissent être détournées et utilisées à d'autres fins.

En matière de fichiers : éthique impose transparence.






















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# Posté le mercredi 18 juin 2008 02:32

Modifié le mercredi 18 juin 2008 04:56

La mixité à l'école

La mixité à l'école
La mixité à l'école écornée en douce



Le Parlement vient d'adopter l'autorisation de cours séparés pour garçons et filles. Les syndicats enseignants, si chatouilleux sur la laïcité, sont restés étrangement silencieux...




La mixité scolaire vient d'essuyer un mauvais coup. Sans crier gare, le gouvernement a fait inscrire dans la loi l'autorisation d'avoir des enseignements séparés filles et garçons à l'école. Ce qui n'était jusqu'ici qu'une simple possibilité - pendant les cours de sports notamment - prend ainsi valeur légale, ce qui suscite de sérieuses craintes sur un retour en arrière.

Officiellement, assure-t-on pourtant, rien ne change. Adoptée le 15 mai par le Parlement, la loi en question - sur la lutte contre les discriminations -, permet, dans l'alinéa 4 de l'article 2, l'«organisation d'enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe». Mais il ne faut y voir aucun encouragement, souligne-t-on dans l'entourage du ministre de Éducation, Xavier Darcos : «Sans cet alinéa, la loi, qui est la transposition de directives européennes, aurait donné la possibilité à certains de contester les cas de non-mixité qui existent dans l'enseignement. Certaines écoles privées auraient pu être mises en difficulté. Nous avons simplement voulu préserver le statu quo.»

«Boîte de Pandore»

Pour les opposants à cet alinéa, le gouvernement a bien ouvert «une boîte de Pandore» qui risque à terme de remettre en cause la mixité et même la laïcité du système français. «On peut attendre des demandes pour des séances séparées de piscine - notamment de communautés religieuses intégristes; certains peuvent aussi réclamer des cours de maths séparés car les garçons sont déconcentrés par les filles, s'insurge la sénatrice communiste Annie David. Et pourquoi pas revenir au cours de couture pour les filles et de mécanique pour les garçons?»

La mixité scolaire a été instaurée à partir des années 60 dans le primaire puis dans le secondaire. Aujourd'hui elle concerne plus de 90 % des établissements. Elle est régie par le code de l'éducation selon lequel les écoles «doivent contribuer à la favoriser». Mais elle n'est pas un principe absolu ni une obligation, et souffre d'exceptions. Quelques écoles privées, notamment des internats - scolarisant guère plus de 10 000 élèves - n'accueillent que des filles ou que des garçons. L'enseignement public est mixte, excepté les maisons d'éducation de la Légion d'honneur, internats de filles au statut particulier.

Les professeurs peuvent toutefois décider de faire des groupes distincts, en éducation physique et sportive (EPS) et parfois pour les cours d'éducation sexuelle lorsque l'ambiance dégénère dans la classe. «Tout se passait bien, pourquoi dès lors imposer cet alinéa?» s'interroge Annie David. Pour les élus socialistes et communistes, il était nul besoin de l'introduire à moins de poursuivre un but non avoué. Les directives européennes ne parlaient en effet nulle part d'éducation.

Hypothèses


Toutes les hypothèses sont dès lors échafaudées. Le gouvernement est notamment soupçonné d'avoir voulu faire une fleur aux écoles catholiques les plus réactionnaires, dans la droite ligne du discours de Latran de Nicolas Sarkozy estimant que l'instituteur n'arriverait jamais au niveau du curé pour inculquer des valeurs aux enfants. Défendant le texte, la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a, elle, affirmé qu'il fallait protéger des établissements comme la Légion d'honneur.

Loin des bruyantes réformes prisées par le gouvernement, l'histoire de cet alinéa ressemble à un coup en douce. Perdu à la fin d'un article, il est d'abord passé quasi inaperçu. Présentée en «urgence déclarée», la loi n'a eu droit qu'à une seule lecture dans chacune des chambres. C'est au Sénat que les débats ont été les plus vifs. La commission des affaires sociales, présidée par l'UDF Nicolas About, a même adopté à l'unanimité un amendement demandant la suppression de l'alinéa. La rapporteuse, l'UDF Muguette Dini, y était aussi hostile. Durant le vote le 9 avril, elle s'est toutefois prudemment abstenue alors que Nicolas About faisait volte-face. Comme si le gouvernement avait usé de tout son poids pour faire passer son alinéa.

«Contexte inquiétant»

Dès le 14 avril, la FCPE, première fédération de parents d'élèves, a dénoncé la loi qui permet «aux particularismes religieux d'organiser la séparation des filles et des garçons pour tel ou tel enseignement» et qui va à l'encontre de «l'éducation à l'égalité». Les syndicats enseignants, si chatouilleux sur la laïcité, sont restés étrangement silencieux. «On avait un peu la tête ailleurs, reconnaît Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, il peut être utile pédagogiquement, à un moment donné, de faire des groupes séparés. Mais ce texte ouvre des possibilités et le contexte est inquiétant. Une chose est sûre : on s'opposera à toute remise en cause de la mixité.» «Sur le principe, ça nous pose problème, explique Luc Bérille du syndicat SE-Unsa, nous allons attendre les décrets d'application qui parfois tempèrent les choses.»

Beaucoup s'interrogent : quelle mouche a donc piqué le ministre Xavier Darcos ? S'il a cédé aux sirènes conservatrices dans sa réforme des programmes du primaire, il a toujours manifesté sa volonté de combattre le sexisme à l'école et a pris des mesures. «Il est impossible que des individus se saisissent de la loi pour imposer des classes non mixtes, affirme-t-on au ministère, car seule l'institution peut décider d'un enseignement séparé.» «C'est vrai, réplique la sénatrice communiste Annie David, mais on a déjà vu des institutions céder sous la pression.»




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# Posté le lundi 02 juin 2008 12:57

Base élève.....motion de la FCPE votée au congrès

Base élève.....motion de la FCPE votée au congrès
CONGRES NATIONAL DE LA FCPE A EPINAL
LES 10, 11 ET 12 MAI 2008


MOTION



Arrêt de la mise en oeuvre de base élèves


Présenté comme un simple outil de gestion et généralisé à la rentrée 2008 sans débat démocratique, le fichier base élèves peut s'avérer dangereux sur son utilisation.
Nous refusons qu'il soit :
- un fichier national et partageable de données sur les élèves, ce qui représente une atteinte grave à la vie privée des enfants et de leurs parents.
- Un outil pour justifier des restrictions budgétaires (fermeture de classes, baisse de moyens) ;
- Un instrument pour les maires et d'autres institutions (justice, police...), de contrôle social et de répression dans le cadre de la loi de prévention de la délinquance de mars 2007 et du décret d'application de février 2008.
Malgré les mesures annoncées par le ministère, il est clair qu'aucune maîtrise absolue de la sécurisation d'un fichier centralisé ne pourra jamais être garantie.
« Base-élèves » a été mis en place sans que les premiers concernés, les parents en soient informés.
C'est pourquoi la FCPE réunie en congrès à Epinal demande l'arrêt de la mise en oeuvre de Base-élèves et un réexamen du fichier SCONET dans le second degré car celui-ci a profondément évolué et la loi relative à la prévention de la délinquance en font un outil que nous considérons dangereux, comme les dispositifs concernant la suspension des allocations familiales.
1/2
La FCPE exige l'ouverture d'un débat public sur tous les fichiers, centralisés ou non, sur les enfants et les jeunes :
- pour une maîtrise collective et une utilisation éthique des systèmes informatisés ;
- sur les contenus des fichiers déjà en place ;
- sur l'utilisation des données ;
- sur la sécurisation des données./




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# Posté le samedi 17 mai 2008 00:06

Modifié le samedi 17 mai 2008 00:52

Pétition service public

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# Posté le vendredi 16 mai 2008 03:46

Modifié le vendredi 16 mai 2008 06:35

Communiqué de presse de la FCPE

Communiqué de presse de la FCPE
Communiqué de presse

15 mai 2008


FCPE : Xavier Darcos perd son sang froid !





La FCPE dénonce les attaques inadmissibles du ministre de l'Education nationale menées ce matin sur LCI remettant en cause directement la FCPE.



Non, monsieur le ministre la FCPE n'est pas contre les parents d'élèves.

Elle s'oppose au démantèlement du service public d'éducation que le gouvernement met en œuvre depuis plusieurs mois sous prétexte d'économies budgétaires.

La préoccupation première de la FCPE est la réussite de tous les jeunes.



Quand le ministère veut bien la consulter, la FCPE a des propositions concernant le système éducatif et son évolution nécessaire.

La FCPE est disponible depuis des mois pour la concertation qui n'a toujours pas eu lieu.



La FCPE est indépendante.

Elle a toujours défendu et continuera à défendre une Ecole qui soit l'Ecole de tous les élèves.



Elle n'a de compte à rendre qu'à ses adhérents et à ses électeurs. D'ailleurs, les dizaines de milliers de parents dans la rue ce 15 mai vous répondent.



La FCPE est forte car elle s'appuie sur les 300 000 familles adhérentes qui lui font confiance et qui refusent que l'Education nationale soit bradée.

La FCPE est incontournable et légitime car plus d'un million de parents l'ont élue première fédération dans les conseils d'école des écoles primaires et conseils d'administration des collèges et lycées.









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# Posté le vendredi 16 mai 2008 03:43